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COMOLLI - BENSA JEUDI 26 NOVEMBRE À TOULOUSE

À propos

Jean-Louis COMOLLI & Alban BENSA seront présents à Toulouse JEUDI 26 NOVEMBRE 2015 pour une rencontre en deux temps : LIBRAIRIE TERRA NOVA - CINÉMA UTOPIA : 19H - 20H30

LES ESPRITS DU KONIAMBO, EN TERRE KANAK sera projeté au CINÉMA UTOPIA TOULOUSE à 20H30. Un échange après la projection permettra d’aborder des questions communes au Cinéma du Réel, à l’écriture de l’Histoire et à l’Anthropologie. Liens entre esthétique cinématographique et politique. Place de l’anthropologue et du cinéaste dans la transmission de la parole. Écriture de l’histoire, relation à la langue et point de vue des peuples ayant été colonisés.

Ces questions éthiques et politiques, au cœur du travail du documentariste comme de celui de l’anthropologue, seront également abordées avant la projection, à la LIBRAIRIE TERRA NOVA à 19H00. Il y sera aussi question du livre polyphonique Les Sanglots de l’Aigle pêcheur (Bensa, Muckle, Goromoedo, éds Anacharsis 2015) et du dernier ouvrage de Jean-Louis Comolli et Vincent Sorrel Cinéma Mode d’Emploi, de l’argentique au numérique (éds Verdier, 2015).

L’ANTHROPOLOGUE, LE CINÉASTE ET LE FILM

Réalisé en 2004, 30 ans après les premières recherches de l’anthropologue Alban Bensa à Koné (Nouvelle Calédonie), le film Les esprits du Koniambo, en terre kanak (Production Archipel33, 90 minutes) est traversé par des problématiques encore bien actuelles, d’un point de vue politique comme d’un point de vue esthétique.

L’enjeu politique du film, selon Comolli : manifester la dimension d’universalité qu’il y a dans les stratégies, les doutes et les réponses des Kanak, comme nous confrontés à la mondialisation et à la crise des identités qu’elle entraîne. Le parti pris du travail de montage : laisser venir les interventions des Kanak, leur ouvrir les durées, les espaces, les gestes. Relier la temporalité du film à celle du monde kanak, selon un principe circulaire évoquant le temps cyclique des saisons, la boucle de relation entre les vivants et les morts. La forme du film est donc en elle-même un acte de résistance : à l’accélération imposée, à la dissolution mondialisée, s’opposent lenteur, majesté, sens aigu de la fragilité du monde… Et capacité à résister à toutes les colonisations.

En filigrane, la question de l’Histoire, de son écriture et de sa transmission, liée à celles de la langue : le français-le paicî, l’oral-l’écrit.

Question commune au livre polyphonique les Sanglots de l’Aigle pêcheur (Alban Bensa, Anacharsis 2015) "dont les partitions sont le fait des narrateurs, de leurs récits, poésies, chants, sont convoquées des voix qui composent ensemble un même chant général que nous pourrions baptiser Chant de la décolonisation de la Nouvelle Calédonie. Le livret de cet opéra scientifique, politique et littéraire est une histoire kanak de la Guerre de 1917 et de la Nouvelle Calédonie. En assumant leur idéal politique au cœur même de leur travail de mémoire historique, les Kanak montrent que la science aussi est relative aux pouvoirs qui la portent."

Lieu

  • Toulouse, Haute-Garonne

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  • Massif du Koniambo

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